Dingadesalsa, cours de salsa La Rochelle, Bordeaux, Toulouse, Nantes
 

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Cours de salsa

Suite de l'interview du 23 AVRIL 2006 par Luna

Comment es-tu devenu professeur de salsa ?
Lorsque j'ai commencé à donner des cours à La Rochelle, j'étais le seul prof, l'association démarrait tout juste, elle avait fait un stage, mais il n'y avait pas de prof attitré. On m'a proposé de donner des cours. Je ne voulais pas trop, parce que je dansais seulement depuis un an et trois mois, et je n'avais pris des cours que pendant trois mois. ! Je ne me sentais pas forcément la compétence pour le faire. Je ne dis pas qu'il faut être diplômé pour être qualifié, mais je pense qu'il faut avoir un minimum d'expérience derrière soi, pour avoir un minimum de recul. Il y a des choses qui me dérangent un peu dans la salsa à l'heure actuelle, certaines personnes qui veulent donner des cours parce qu'ils ont envie de gagner de l'argent facilement, pensant que c'est facile. Lorsque j'ai commencé à donner des cours à La Rochelle, la portoricaine m'était inconnue. J'étais axé sur la salsa cubaine. Et je pensais que je me débrouillais. Je ne pensais pas que j'étais un super danseur, mais je pensais avoir une certaine aisance, une écoute musicale. J'ai commencé à enseigner en 2003. Et je suis allé au Congrès de Paris. Et là j'ai pris la claque de ma vie. Je pensais que j'étais à l'aise en cubaine, et en soirée, j'ai pris des valises ! La fille me regardait de travers parce que je dansais en cubaine, ou parce que je n'étais pas sur le tempo. Je suis rentré à la Rochelle et je me suis dit que ce qui m'étais arrivé ce week-end-là ne devait pas arriver à mes élèves. Soit tu enseignes en cubaine, et tu formes des danseurs de cubaine, soit tu enseignes la portoricaine pour former des danseurs de portoricaine, soit tu essaies de faire les deux. C'est vrai que c'est tentant de se dire que l'on va faire soit l'un soit l'autre. En province, la portoricaine est un phénomène qui pousse beaucoup, les gens veulent à tout prix danser sur le deux alors qu'ils ne repèrent pas forcément le 1. J'ai décidé de faire les deux. À Paris, j'avais pris quelques cours de salsa portoricaine, j'avais vraiment l'intention de donner, de faire en sorte que les gens aient des bases, au niveau du guidage, de la ligne de danse, des sensations que cela peut donner, qu'ils soient sensibilisés tout simplement. Ce que nous faisons maintenant à La Rochelle, c'est que nous faisons un trimestre rueda, un trimestre salsa portoricaine, un trimestre mix porto-cubaine. Alors, c'est vrai que ce n'est peut-être pas l'idéal, parce que les élèves n'ont pas un niveau débutant, intermédiaire ou avancé qui soit très arrêté - c'est pour cela que nous préférons parler de niveaux 1, 2 et 3.

Comment évoluent tes activités d'enseignant ?
À la Rochelle, nous avons commencé avec quatre-vingt adhérents, nous en avons deux cent soixante aujourd'hui. Nous avons maintenant monté une association à côté, complémentaire de Salsa Pimente, et qui s'appelle Latina Mas, qui s'est produite à El Sabor de la Salsa 2006, la troupe de jeunes filles. C'est vraiment une association qui est montée pour les adolescents. Aujourd'hui mon but est vraiment celui-ci : on peut se dire que pour les adultes c'est peut-être un phénomène de mode, même si cela fait quatre ans que cela tourne, il y aura peut-être une baisse à un moment ou à un autre… L'avenir, ce sont les enfants. Ils vont danser à Salsa en La Playa, sur scène. Nous essayons vraiment d'emmener les tout petits à danser. Lorsque tu vois les onze, douze, treize ans, danser sur scène, même si techniquement, au niveau des attitudes ce n'est pas parfait, c'est toujours touchant, c'est cela que je recherche, et je ne suis pas le seul à le rechercher. Que ce soit Patricia, Eric, ou d'autres personnes de l'association, nous sommes vraiment dans cette dynamique-là.
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